Sur la scène house française, un nom revient de plus en plus souvent dans les programmations parisiennes et au-delà : Tour-Maubourg. Derrière ce pseudonyme emprunté à un quartier du 7e arrondissement de Paris se cache Pierre d’Estienne d’Orves, DJ et producteur franco-belge installé dans la capitale depuis 2013, devenu l’une des figures montantes de ce que la presse spécialisée appelle la « jazzy house ».

Une identité façonnée par le jazz et l’électro
Musicien depuis l’enfance — batterie à 8 ans, guitare à 13 — Pierre d’Estienne d’Orves découvre le jazz par la porte du hip-hop et du sampling, avant de se former en autodidacte à la production électronique. Son univers marie house, deep house et broken beat à un usage massif d’échantillons jazz travaillés sous Ableton Live ou MPC, une signature sonore que l’on retrouve tout au long de sa discographie.
Ses influences assumées vont de Miles Davis, Bill Evans et Chet Baker côté jazz, à St Germain, Massive Attack et Nicolas Jaar côté électronique, en passant par une découverte plus récente pour le dub techno de Maurizio et Basic Channel — qu’il compare lui-même à « trouver le Graal ». Cette hybridation se traduit par des productions pensées comme des cocons sonores, une échappatoire face à ce qu’il décrit comme l’oppression du monde contemporain.
Une discographie construite avec Pont Neuf Records
Le déclic arrive en 2017 avec l’EP Indulgent Harmonies, puis le titre « Déclaration préalable à l’embauche », salué par le magazine Trax comme un « nouvel espoir de la house parisienne ». Suivent ensuite les albums qui ont bâti sa réputation, tous publiés sur son label fétiche, Pont Neuf Records :
- Paradis Artificiels (décembre 2020) — un premier album inspiré par Baudelaire et son concept de spleen, pensé comme un refuge « où règnent l’ordre et la beauté ».
- Spaces of Silence (janvier 2023) — un double vinyle entre deep house et downtempo, dont le titre fait référence à l’acouphène dont souffre l’artiste depuis 2018, salué par la critique comme « a future classic ».
- The Panorama Sessions et son Vol. 2 (mars 2025) — enregistrées sous le nom Tour-Maubourg Ensemble, avec Ismael Ndir au saxophone et Fréjus Méa à la batterie, entre acid jazz, house et spiritual jazz.
Il s’est aussi illustré par des collaborations et apparitions aux côtés de figures reconnues de la house comme Marcellus Pittman, Felipe Gordon ou Musclecars, notamment lors des soirées « In House We Trust », ainsi que par des sets remarqués enregistrés en studio pour le magazine Tsugi, qui le qualifie de « fleuron de la house française ».
Dates de tournée : où en est-on ?
Contrairement à d’autres artistes indépendants dont l’agenda est difficile à suivre, Tour-Maubourg tourne beaucoup et régulièrement : environ une dizaine de dates par an rien qu’à Paris ces deux dernières années, avec plus de 50 concerts recensés au total. Cet été 2026, il s’est notamment produit à Marseille et à Pantin.
À court terme, plusieurs dates sont d’ores et déjà confirmées :
- 19 septembre 2026 — Cabaret Sauvage, Paris (avec Maia)
- 15 octobre 2026 — The Rechabite, Perth, Australie
- 16 octobre 2026 — Civic Underground, Sydney, Australie
- 17 octobre 2026 — The Night Cat, Fitzroy, Australie
Pour ne rien manquer de ses prochaines annonces et suivre l’actualité de ses sorties sur Pont Neuf Records, les meilleures sources à surveiller restent :
- Page artiste Shotgun : https://shotgun.live/en/artists/tour-maubourg
- Songkick (dates de tournée) : https://www.songkick.com/artists/9332504-tourmaubourg
- Bandcamp : https://tourmaubourg.bandcamp.com/
- Label Pont Neuf Records sur Beatport : https://www.beatport.com/label/pont-neuf-records/53021
Article préparé à partir des informations publiques disponibles en septembre 2026. Les dates de tournée évoluant rapidement, il est recommandé de vérifier les sources ci-dessus avant de réserver.


