On le connaît pour ses nuits techno au Rex Club et ses classiques de club. Cette fois, Laurent Garnier range ses machines et ouvre sa discothèque : il lance « It’s All Connected Somehow », une série de compilations entièrement consacrée aux musiques non électroniques. Premier volume, dédié à la soul, le 11 décembre 2026 chez Heavenly Sweetness.
Un « digger » plutôt qu’un collectionneur
Ceux qui ont suivi ses années de radio, sur Radio Nova notamment, le savent : Laurent Garnier n’a jamais limité ses écoutes aux musiques de club. Avec cette nouvelle série, il assume pleinement cet éclectisme et partage les morceaux qui ont formé son oreille, bien avant l’arrivée de la musique électronique.
Dans le texte qui accompagne le disque, il refuse l’étiquette de collectionneur à l’affût de la pièce rare. Ce qui compte, c’est l’émotion, le frisson qu’un titre provoque, qu’il soit ancien ou récent, pointu ou populaire. Il se décrit lui-même comme un « digger fou », toujours en quête de sa dose quotidienne de bonne musique.
D’où le nom de la série. Pour Garnier, les morceaux qui nous accompagnent toute une vie finissent par dialoguer entre eux et révèlent des liens inattendus : entre le premier album des Doors et la bossa nova, ou entre Jean-Sébastien Bach et Nina Simone. Tout est relié, d’une manière ou d’une autre.
Premier chapitre : la soul
Pour ouvrir la collection, le DJ a choisi la soul music et le R&B. Le disque réunit 16 titres sélectionnés par ses soins. La tracklist n’a pas encore été dévoilée, et le label prévient déjà que la version numérique ne proposera pas exactement les mêmes morceaux que les éditions vinyle et CD.
La compilation paraît sur Heavenly Sweetness, label indépendant français fondé en 2007 et installé à Villard-de-Lans, réputé pour son catalogue jazz, soul et afro-groove, de la série Ethiopiques aux productions de Guts. Le projet est coordonné par Franck Descollonges, fondateur du label.
Un vrai bel objet
Garnier a soigné l’écrin. L’identité visuelle de la série est signée par le plasticien et street-artist Mambo, avec ses formes géométriques et colorées. Chaque édition physique s’accompagne de notes de pochette titre par titre, rédigées par Real Muzul. Le mastering a été confié à Lad Agabekov et le graphisme à Jean-Louis Duralek.
- Titre : « It’s All Connected Somehow – Soul »
- Sélection : Laurent Garnier
- Label : Heavenly Sweetness
- Titres : 16
- Sortie : 11 décembre 2026
Où la commander
Les précommandes sont ouvertes sur le Bandcamp de Heavenly Sweetness. Les éditions physiques commandées en direct devraient être expédiées dès le 4 décembre, et chacune inclut le téléchargement de l’album.
- Double vinyle gatefold 2×180 g : 30 € – précommander sur Bandcamp
- CD digipak avec livret : 15 € – précommander sur Bandcamp
- Numérique (jusqu’en 24 bits) : 9,99 € – précommander sur Bandcamp
Un pionnier nourri de musique noire
Le choix de la soul pour ouvrir la série n’a rien d’un hasard. Avant la house de Chicago et la techno de Detroit, le jeune Garnier a grandi avec le funk, le disco et la soul. Passé par l’Haçienda de Manchester à la fin des années 80, il a ensuite fait danser Paris avec les soirées Wake Up au Rex Club, avant de signer des classiques comme « Crispy Bacon » ou « The Man With The Red Face ».
Son parcours a été retracé en 2021 dans le documentaire Laurent Garnier: Off the Record de Gabin Rivoire. Plus de trente-cinq ans après ses débuts, It’s All Connected Somehow ressemble à une suite logique : remonter aux sources de l’émotion qui l’a conduit derrière les platines.
Article compilé et vérifié à partir de sources multiples et recoupées, à jour au 29 octobre 2026.
Sources :
- Heavenly Sweetness (Bandcamp) — It’s All Connected Somehow – Soul, by Laurent Garnier
- Tsugi — Laurent Garnier lance une compilation autour des musiques non électroniques
- Heavenly Sweetness — chaîne YouTube officielle
- Red Bull Music Academy — Laurent Garnier Lecture
- BFI Sight and Sound — Laurent Garnier: Off the Record


