Portrait & conversation — par STUDIO 909. Note de la rédaction : cet échange est un format éditorial imaginé par STUDIO 909 pour vous faire découvrir l’univers de Charles Schillings sur un ton décontracté. Les éléments biographiques (parcours, résidences, discographie) sont réels et vérifiés ; le déroulé de la conversation, lui, a été écrit par notre équipe dans cet esprit — ce n’est pas une transcription mot pour mot d’un entretien enregistré.

On avait rendez-vous en fin d’après-midi, l’heure où les bars parisiens commencent à sortir les glaçons. Charles Schillings arrive avec cette décontraction qu’on lui connaît depuis plus de trente ans de platines : DJ et producteur belge originaire de Liège, arrivé à Paris au début des années 90, résident au Queen et au Rex Club, directeur artistique du label Pschent Music pendant près de vingt ans, et aujourd’hui à la tête du studio Art Project. Entre deux sessions de mix, il a aussi signé le son de défilés pour Karl Lagerfeld, Chloé ou Alexandre Vauthier. Bref, un habitué des ambiances qui commencent tard et finissent plus tard encore. On a voulu le faire parler musique, mais surtout de ce qui l’accompagne quand les platines tournent : son verre.
STUDIO 909 : Charles, merci d’être là. Avant de parler de tes productions — on t’installe où pour discuter, un club, un bar, ta cuisine ?
CHARLES SCHILLINGS : Ni l’un ni l’autre, plutôt une terrasse ! Après toutes ces années à Liège, Paris, New York ou Moscou derrière les platines, ce que je préfère c’est un endroit calme pour parler musique. On garde le volume fort pour plus tard.
STUDIO 909 : On commence direct par la question qui nous intéresse : c’est quoi ton verre, celui que tu commandes sans réfléchir ?
CHARLES SCHILLINGS : Ça reste très belge, en fait. J’ai beau avoir passé ma vie entre Paris et les clubs du monde entier, je reviens toujours à une bonne bière belge bien fraîche — quelque chose avec du caractère, pas la plus légère de la carte. Après, en soirée, si je dois tenir la nuit derrière les platines, je passe souvent à un gin tonic assez simple, peu sucré. C’est un peu mon rituel : la bière pour se poser, le gin tonic pour la suite.
STUDIO 909 : Il y a un souvenir particulier attaché à ce choix ?
CHARLES SCHILLINGS : Disons que ça vient de loin. J’ai grandi à Liège, j’ai commencé à mixer là-bas au club La Chapelle avant de tout quitter pour Paris — pour une histoire d’amour, en réalité, j’ai suivi une copine qui étudiait le stylisme. Ce genre de choix-là, on ne l’oublie jamais, et la bière belge, c’est un peu le fil qui me relie à ce point de départ, même après toutes ces résidences au Queen, au Rex, ou au Café d’Anvers.
STUDIO 909 : Justement, niveau parcours, ça fait quand même beaucoup d’étapes : Pschent Music pendant près de vingt ans, la mode avec Lagerfeld et Chloé, et maintenant le studio Art Project. Comment tu résumes ton style aujourd’hui ?
CHARLES SCHILLINGS : J’ai toujours détesté me fermer une porte. Mon truc c’est une house éclectique et mélodique — je pioche dans le rock, l’électro-funk, la soul, le groove, le jazz, et plus récemment des influences brésiliennes. C’est ce qu’on retrouve sur des morceaux comme « No Communication, No Love (Devastating) » ou sur l’album « blanc de noirs ». Le fil conducteur, c’est l’ambiance lounge — quelque chose qui peut accompagner un dîner comme faire danser un club à 3h du matin.
STUDIO 909 : Pour ceux qui ne connaissent pas encore tes productions, on met quelques liens dans l’article. Tu nous donnes tes préférées ?
CHARLES SCHILLINGS : Avec plaisir, allez-y.
QUELQUES PRODUCTIONS DE CHARLES SCHILLINGS
(Retrouvez l’ensemble de sa discographie sur sa chaîne YouTube « Charles Schillings – Topic » :


